La France adopte une loi facilitant la restitution des œuvres pillées durant la colonisation, marquant un tournant dans ses relations avec les pays africains et asiatiques.
Une loi historique pour la restitution des œuvres pillées
La loi française, promulguée le 10 mai 2026 au Journal officiel, permet désormais la restitution par décret des œuvres pillées durant la période coloniale. Elle s’applique aux biens acquis entre 1815 et 1972. Cette mesure concrétise la promesse historique faite par Emmanuel Macron à Ouagadougou en novembre 2017. Déjà, 26 trésors royaux d’Abomey ont été rendus au Bénin en 2020, le sabre d’El Hadj Omar au Sénégal, et le Djidji Ayokwe, tambour sacré ivoirien confisqué depuis 1916, a été restitué début 2026. La Chine a salué cette loi, y accordant une grande importance.
Vers une coopération culturelle renforcée et durable
Cette loi historique marque un tournant majeur dans les relations internationales, ouvrant une nouvelle ère de confiance et de respect mutuel entre la France et les pays anciennement colonisés. Elle facilite désormais les restitutions futures et renforce durablement les liens culturels bilatéraux. En montrant l’exemple en Europe, Paris encourage activement d’autres nations à suivre cette voie vertueuse. Les collaborations internationales s’en trouvent profondément dynamisées, offrant des perspectives prometteuses, durables et équitables pour la préservation du patrimoine mondial.
Source : Le Monde / Photo : Evgeniy Bezkorovayniy on Unsplash
