Après plus d’un demi-siècle de quasi-disparition dans l’Øresund, le thon atlantique retrouve les eaux de la mer Baltique. Grâce à des mesures de protection efficaces et à une gestion durable des pêches, cette espèce emblématique connaît aujourd’hui un remarquable renouveau.
Retour du thon atlantique en Baltique : des résultats concrets pour la biodiversité marine
Après plus de 50 ans d’absence quasi totale dans l’Øresund, entre le Danemark et la Suède, le thon atlantique fait un retour spectaculaire. Cette amélioration résulte de plus d’une décennie de quotas stricts, d’interdictions de pêche ciblées et d’un suivi international renforcé. L’espèce, autrefois proche de l’effondrement dans l’Atlantique et la Méditerranée, a vu ses stocks se reconstituer progressivement. L’UICN l’a ainsi retirée de sa liste des espèces menacées. Dans ce détroit de seulement quatre kilomètres à son point le plus étroit, des bancs comptant plusieurs centaines d’individus peuvent désormais être observés. Ces poissons atteignent jusqu’à trois mètres de longueur et près de 300 kilogrammes.
Conservation durable : un modèle inspirant pour l’avenir des océans
Le retour du thon atlantique illustre l’efficacité des politiques de conservation lorsqu’elles sont appliquées sur le long terme. Les protections accordées également au hareng, au maquereau et à d’autres espèces proies contribuent à restaurer l’équilibre de l’écosystème marin. Les « safaris thon » organisés dans l’Øresund permettent non seulement de sensibiliser le public, mais aussi de collecter des données précieuses pour la recherche scientifique. Cette réussite montre qu’une gestion responsable des ressources marines peut produire des résultats durables. Elle offre un exemple encourageant pour d’autres régions du monde où certaines populations de thon restent fragiles et nécessitent encore des efforts de protection.
Source : Tagesschau / Photo : Ray Harrington on Unsplash
