Au Kenya, des centaines de femmes autochtones participent à la restauration de la forêt de Mau tout en développant leur autonomie économique. Grâce à la plantation d’arbres indigènes et à la transmission des savoirs traditionnels, elles contribuent à un avenir plus durable.
Restauration de la forêt de Mau : des résultats concrets pour l’environnement et les familles
Créé en 2005, le réseau Paran rassemble aujourd’hui 64 groupes de femmes autochtones principalement masaï et ogiek. Grâce à des pépinières communautaires, des jardins potagers et des activités génératrices de revenus, ces femmes participent activement à la restauration de la forêt de Mau. Depuis 2023, elles ont déjà planté 200 000 arbres indigènes dans le cadre d’un programme soutenu à hauteur de 100 000 dollars. Certaines pépinières ont vendu plus de 10 600 plants, créant ainsi des revenus durables pour de nombreuses familles.
Un modèle inspirant pour l’égalité et la protection de la biodiversité
Au-delà de la reforestation, cette initiative favorise l’autonomie économique des femmes, leur participation aux décisions familiales et la préservation des savoirs ancestraux liés aux plantes médicinales. En transmettant leurs connaissances aux jeunes générations, elles renforcent la résilience de leurs communautés tout en protégeant la biodiversité locale. Cette approche intégrée, reconnue à l’international lors de la COP28, démontre qu’une conservation durable repose aussi sur l’inclusion sociale. À long terme, ce modèle pourrait inspirer d’autres régions confrontées à des défis environnementaux et sociaux similaires.
Source : Mongabay / Photo : Paran women groups
