Le Panama souhaite lancer aux Nations Unies une initiative internationale visant à reconnaître les droits de la nature. Fort de ses propres lois environnementales, le pays veut favoriser un nouveau modèle juridique conciliant science, protection des écosystèmes et développement économique durable.
Le Panama veut inscrire les droits de la nature dans le droit international
Depuis l’Assemblée générale de l’ONU, le président panaméen José Raúl Mulino a appelé les États à soutenir une déclaration universelle sur les droits de la nature. Une résolution pourrait ouvrir des négociations intergouvernementales, avec l’objectif d’aboutir à une proposition d’ici 2030. Le Panama possède déjà une loi sur les droits de la nature depuis 2022 et une loi spécifique aux tortues marines adoptée en 2023. En deux ans, le pays a également fait passer ses gardes forestiers d’environ 100 à 700.
Une approche qui pourrait renforcer durablement la protection de la biodiversité
Cette initiative propose de considérer les besoins biologiques des espèces et des écosystèmes comme des éléments à intégrer directement dans les décisions humaines. Le Panama montre déjà qu’une telle approche peut accompagner le développement économique : extension des parcs nationaux, protection des zones humides et surveillance accrue de la pêche illégale. À long terme, une reconnaissance internationale pourrait donner davantage de poids juridique à la protection de la biodiversité et encourager les États à construire des politiques plus durables, fondées sur la science.
Source : Inside Climate News / Photo de Gustavo A sur Pexels

