Inspirées par le botaniste japonais Akira Miyawaki, les mini-forêts gagnent du terrain aux États-Unis. Plantées densément avec des espèces locales, elles permettent de restaurer rapidement de petites parcelles urbaines tout en favorisant la biodiversité, l’amélioration des sols et l’engagement des habitants.
Les mini-forêts Miyawaki accélèrent la restauration écologique
Développée au Japon dans les années 1970, la méthode Miyawaki consiste à préparer le sol puis planter densément plusieurs strates d’espèces indigènes. À Belmont, dans le Massachusetts, plus de 1 100 arbres et arbustes ont ainsi été installés sur 280 m². Au moins 20 plantations inspirées de cette méthode sont recensées dans l’État. Une étude américaine publiée en 2025-2026 sur trois micro-forêts du New Jersey a observé, après seulement un à trois ans, une meilleure perméabilité des sols et davantage d’activité microbienne.
De petites forêts aux grands bénéfices pour les villes
L’intérêt de ces projets dépasse largement leur superficie. En recréant des forêts locales sur des espaces parfois inutilisés, ils peuvent offrir des habitats à de nombreuses espèces, contribuer au rafraîchissement urbain et améliorer progressivement les sols. Une étude récente montre notamment des progrès rapides de leur fonctionnement écologique, tandis que d’autres travaux soulignent leur potentiel pédagogique. À long terme, leur multiplication pourrait surtout créer un réseau de refuges naturels au cœur des villes, tout en permettant aux habitants de participer concrètement à la restauration de leur environnement. Des suivis scientifiques restent toutefois indispensables pour mesurer leurs effets sur plusieurs décennies.
Source : Science Friday / Photo : Somerville High School Forest, Funded by SUGi

