Et si les déchets de l’industrie sidérurgique permettaient de construire des routes plus durables ? Une étude révèle qu’un revêtement innovant pourrait réduire les émissions de CO₂, la pollution aux particules fines, les travaux d’entretien et leurs conséquences sanitaires et économiques.
Des routes à base de scories d’acier pour réduire la pollution
Une étude publiée dans la revue scientifique Communications Earth & Environment évalue un revêtement routier appelé SEAM, qui intègre des scories d’acier recyclées à un liant époxy-asphalte. Selon les modèles, sa formulation contenant 35 % d’époxy pourrait durer 15 ans, contre six ans pour une chaussée classique. En Chine, le remplacement intégral des revêtements urbains existants pourrait éviter environ 1,74 milliard de tonnes d’équivalent CO₂ et 1,23 milliard de kilogrammes de particules fines PM2,5, selon les estimations des chercheurs.
Des routes plus durables pour protéger le climat et la santé
Cette innovation pourrait transformer un déchet industriel en ressource utile, tout en limitant les remplacements de chaussées, les embouteillages liés aux travaux et la consommation de carburant. Le modèle estime que la baisse de l’exposition aux PM2,5 pourrait éviter entre 31 802 et 128 980 décès prématurés en Chine, selon l’ampleur du déploiement. Ces chiffres restent des estimations théoriques, et non des résultats observés. À terme, cette approche pourrait inspirer d’autres pays producteurs d’acier confrontés aux défis climatiques et urbains.
Source : Science Alert / Photo de Tom Shamberger sur Pexels

