La suspension d’un arrêté autorisant des tirs d’effarouchement contre les ours dans les Pyrénées marque une avancée pour la conservation de l’espèce. La décision souligne également l’importance de renforcer les mesures de protection des troupeaux avant d’envisager d’autres solutions.
Ours des Pyrénées : une suspension judiciaire aux conséquences importantes
Le 25 juillet 2026, le tribunal administratif de Toulouse a suspendu en urgence un arrêté préfectoral autorisant des tirs d’effarouchement renforcé contre les ours en Ariège. Cette mesure concernait une estive regroupant près de 1 900 brebis protégées par six chiens et un gardien de nuit. Les associations de défense de la nature ont obtenu gain de cause en soulignant l’absence de certaines solutions préventives, notamment les parcs électrifiés, souvent considérés parmi les moyens les plus efficaces pour réduire les attaques sur les troupeaux. Une décision saluée par les acteurs de la biodiversité.
Une avancée encourageante pour la coexistence entre l’homme et l’ours
Cette décision met en lumière l’importance de rechercher un équilibre durable entre activités pastorales et préservation de la faune sauvage. En encourageant l’utilisation de mesures de protection renforcées avant tout recours aux tirs sonores, elle favorise une approche plus durable de la coexistence. À moyen et long terme, le développement d’outils de prévention performants pourrait contribuer à réduire les conflits entre élevage et grands prédateurs. Cette orientation renforce également les efforts engagés pour préserver l’ours brun, une espèce devenue un symbole fort de la nature pyrénéenne.
Source : France Info / Photo : © Jacques Carriat via FERUS (Ours-Loup-Lynx Conservation)
