Dans le territoire autochtone d’Araribóia, au Brésil, des femmes Guajajara mènent un ambitieux programme de reboisement. Soutenue par plusieurs organisations, cette initiative protège la biodiversité, préserve les cultures ancestrales et renforce la lutte contre le changement climatique.
Amazonie : les femmes Guajajara restaurent un territoire durement touché
Dans le territoire autochtone d’Araribóia, qui couvre près de 413 000 hectares dans l’État du Maranhão, les peuples Guajajara et Awá font face à une forte dégradation environnementale. En 2024, environ 70 % de cette zone ont été affectés par de vastes incendies favorisés par l’exploitation forestière illégale et l’élevage. Pour répondre à cette situation, des gardiennes de la forêt ont créé plusieurs pépinières produisant des plants indigènes, des espèces médicinales et des végétaux agroforestiers destinés à restaurer les écosystèmes et limiter les risques d’incendie.
Une solution durable qui inspire l’avenir de la protection des forêts
Porté par les femmes autochtones et soutenu par des partenaires internationaux, ce projet dépasse la simple restauration forestière. Il contribue à préserver les traditions culturelles, renforcer l’autonomie économique des communautés et protéger des millions d’hectares de forêt tropicale. Les initiatives développées autour des crédits carbone et de biodiversité permettent également aux populations locales de rester au cœur des décisions. Cette approche fondée sur les savoirs ancestraux démontre qu’une gestion durable des ressources peut générer des bénéfices durables pour les communautés, la biodiversité et le climat mondial.
Source : Health in Harmony / Photo : The Rockefeller Foundation
