Au Kenya, une jeune entreprise transforme la jacinthe d’eau, une plante invasive qui envahit les lacs, en bioplastique biodégradable pour la reforestation. Cette innovation réduit la pollution, soutient les communautés locales et favorise la restauration durable des écosystèmes.
Innovation écologique : la jacinthe d’eau devient un bioplastique utile
Sur le lac Naivasha, au Kenya, la jacinthe d’eau envahit les surfaces aquatiques et perturbe la pêche locale. Présente dans plus de 70 pays et régions, cette espèce invasive engendre des coûts mondiaux estimés à 393 milliards d’euros par an. En 2022, l’ingénieur Joseph Nguthiru a fondé HyaPak Ecotech pour transformer cette biomasse en bioplastique biodégradable. Plus de 8 hectares de plantes ont déjà été récoltés afin de produire des sacs de semis capables de se dégrader en six mois environ et de soutenir la reforestation.
Une solution durable pour les forêts et les communautés locales
Cette innovation crée un cercle vertueux où la lutte contre une espèce envahissante favorise simultanément la restauration des écosystèmes. Les sacs biodégradables enrichissent les sols, augmentent jusqu’à 20 % la rétention d’eau et pourraient améliorer la croissance des jeunes arbres de 10 %. Les pêcheurs locaux bénéficient également de nouveaux revenus grâce à la récolte de la plante. Récompensé par le Programme des Nations unies pour l’environnement, Joseph Nguthiru démontre qu’une économie circulaire peut générer des bénéfices durables pour la nature, le climat et les populations.
Source : L’Ami des Jardins et de la Maison / Photo : Jacob’s Ladder Africa
