La France met en place un malus progressif visant les acteurs de l’ultra fast-fashion. Basé sur le volume de produits commercialisés et leur réparabilité, ce dispositif ambitionne de réduire l’impact environnemental du secteur tout en favorisant une mode plus responsable.
Malus ultra fast-fashion : des pénalités progressives jusqu’en 2030
À partir du 1er septembre, les produits issus de l’ultra fast-fashion seront soumis à un malus environnemental progressif. Un boxer pourra être pénalisé de 50 centimes en 2026 avant d’atteindre 2 euros en 2030, tandis qu’un manteau pourra supporter jusqu’à 19,50 euros. Le dispositif repose sur deux critères : le nombre de références commercialisées et la réparabilité des vêtements. Avec plus de 1,7 million de références annuelles, certaines plateformes sont particulièrement visées. Chaque article reçoit un score environnemental déterminant l’application éventuelle du malus.
Une mesure favorable à une mode plus durable et circulaire
Cette initiative marque une avancée importante pour encourager une consommation textile plus responsable. En valorisant les vêtements durables, réparables et de meilleure qualité, le dispositif pourrait stimuler l’économie circulaire et soutenir les acteurs engagés dans une production plus vertueuse. À moyen terme, cette démarche peut contribuer à réduire les déchets textiles, préserver les ressources naturelles et renforcer les filières locales. Associée aux mesures européennes sur les importations, elle favorise une transition vers une industrie de la mode plus durable et davantage responsable.
Source : TF1 Info / Photo de Rachel Claire sur Pexels
