Le Burkina Faso interdit désormais le « poverty porn », une pratique consistant à exposer publiquement des personnes vulnérables lors de distributions d’aide. Cette mesure vise à renforcer la dignité humaine, promouvoir une aide plus responsable et encourager l’autonomisation des bénéficiaires.
Burkina Faso : une réglementation renforcée de l’aide humanitaire
Début juillet, le gouvernement burkinabè a adopté un décret encadrant les actions humanitaires et interdisant la mise en scène de la pauvreté sur les réseaux sociaux. Cette pratique, popularisée par certains influenceurs mais héritée de campagnes humanitaires des années 1980, consistait à filmer ou photographier des bénéficiaires lors de dons. Le texte prévoit également une accréditation des organisations humanitaires et impose que 60 % des financements soient consacrés au relèvement précoce et à l’autonomisation. L’achat de produits locaux pour l’aide alimentaire fait aussi partie des nouvelles mesures.
Respect de la dignité : une vision durable pour l’action humanitaire
Cette initiative marque une évolution positive vers une aide plus respectueuse et équilibrée. En plaçant la dignité des personnes au cœur des actions solidaires, le Burkina Faso encourage une approche qui valorise les bénéficiaires plutôt que leur vulnérabilité. Cette orientation favorise l’autonomie, le développement local et des pratiques humanitaires plus éthiques. À moyen et long terme, elle pourrait inspirer d’autres pays et acteurs du secteur à promouvoir une solidarité fondée sur le respect, la responsabilité et l’inclusion des populations concernées.
Source : La santé publique / Photo de Timur Weber sur Pexels



