Le tricot comme arme pacifique : le mouvement des statues féminines au Danemark

Louise Mørup habille les statues nues pour dénoncer l'inégalité de représentation au Danemark.

Au Danemark, Louise Mørup habille une statue nue, révélant un déséquilibre frappant : sur 1 538 statues, seules 43 honorent des femmes historiques. Son geste lance un mouvement national pour plus de représentation féminine.


Déséquilibre des statues féminines au Danemark : chiffres et mouvement citoyen

Au Danemark, une étude du Musée danois d’art public (MAPS) révèle que sur 1 538 statues publiques, seules 519 représentent des femmes, dont 43 honorent des figures historiques. Louise Mørup, mère de deux enfants, a habillé en décembre 2025 une statue nue d’Enghaveparken à Copenhague d’une robe tricotée colorée. Ce geste symbolique a déclenché un mouvement national : des centaines de tricoteuses ont habillé des statues féminines de vêtements uniques. L’étude montre que 78% des statues féminines sont anonymes ou dénudées, contre 28% pour les hommes. Le mouvement a révélé une inégalité criante dans la représentation des femmes dans l’espace public danois.

Impact positif du tricot activiste : vers une meilleure représentation féminine

Ce mouvement créatif et engagé a transformé une simple action en un débat national. Le ministre de la Culture a annoncé un financement de 1,3 million d’euros pour ériger de nouvelles statues de femmes historiques comme Matilde Bajer. Louise Mørup a prouvé qu’un geste doux peut inspirer des changements concrets. Son initiative, alliant humour et tricot, a sensibilisé le public et motivé des actions politiques. La robe tricotée, désormais exposée dans un musée, symbolise cette victoire. Des centaines de femmes danoises seront bientôt honorées, marquant un tournant dans la représentation féminine. Ce mouvement montre que l’art et l’activisme peuvent coexister harmonieusement pour un avenir plus égalitaire.

Source : Deine Korrespondentin / Photo : Louise Mørup

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