Dans la région du Bangsamoro, au sud des Philippines, des enfants qui fouillaient autrefois les décharges ou travaillaient dans les champs agricoles voient leur quotidien se transformer. Grâce à des initiatives locales et internationales, ils troquent désormais la récupération de déchets contre des bancs d’école ou des fermes familiales de champignons. Ces projets, portés par des acteurs comme l’Organisation internationale du Travail (OIT), offrent une alternative durable à l’exploitation.
Le chiffre clé
Entre 2022 et 2024, le nombre d’enfants travailleurs aux Philippines est passé de 828 000 à 509 000, selon l’Autorité philippine des statistiques. Une baisse significative qui illustre l’impact des programmes comme ARISE ou SCREAM, qui combinent éducation, sensibilisation et soutien économique pour les familles.
Ce qui est bien
Ces initiatives restaurent des droits fondamentaux : protection, santé et apprentissage. Le programme ALS (Alternative Learning System) permet aux enfants déscolarisés de passer des examens d’accréditation pour intégrer le système éducatif formel. À Cotabato City, des actions concrètes, comme la relocalisation des familles vivant dans les décharges, sont menées pour offrir un environnement sûr. Enfin, des dispositifs comme le BLEC (Bangsamoro Labor and Employment Code) renforcent la protection des jeunes en fixant un âge minimum d’emploi et en proposant des formations professionnelles.
