Dans la réserve forestière d’Omo, au Nigeria, d’anciens braconniers mettent désormais leur connaissance du terrain au service de la conservation. Cette initiative innovante favorise le retour de la faune sauvage, restaure les habitats naturels et crée des emplois durables pour les communautés locales.
Nigeria : des anciens braconniers au cœur de la protection de la forêt d’Omo
La réserve forestière d’Omo, qui couvre environ 130 500 hectares et fait partie d’une réserve de biosphère de l’UNESCO, abrite des espèces emblématiques comme les éléphants de forêt, les chimpanzés et le guenon à gorge blanche. Depuis 2017, la Nigerian Conservation Foundation recrute d’anciens chasseurs pour renforcer ses patrouilles. Une dizaine d’ex-braconniers participent aujourd’hui à la surveillance du site, au retrait des pièges et à la restauration des zones dégradées. Leur expertise du terrain constitue un atout précieux pour la protection durable de la biodiversité.
Le retour de la faune sauvage ouvre un avenir encourageant
Les premiers résultats sont prometteurs. Des pièges photographiques ont confirmé le retour d’éléphants de forêt dans certaines zones où ils avaient disparu depuis plusieurs années. Les observations de guenons menacés augmentent également, tandis que la végétation indigène recolonise des espaces autrefois déboisés. Cette démarche montre qu’en associant les communautés locales à la conservation, il est possible de créer un cercle vertueux bénéfique à la nature et aux habitants. Cette transformation positive pourrait inspirer d’autres programmes de restauration écologique à travers l’Afrique et au-delà.
Source : Reasons to be Cheerful / Photo : NCFNigeria

