Le pont de Cockrow, dans le Surrey, reconnecte des habitats fragmentés par l’A3, offrant un couloir écologique vital pour lézards, insectes et autres espèces menacées.
Un pont vert pour lutter contre la fragmentation des habitats et la crise de la biodiversité
Le pont de Cockrow, construit pour 3,7 millions de livres (1 % du coût du projet M25), traverse l’A3, une route à six voies fréquentée par des centaines de milliers de véhicules quotidiens. Cette infrastructure fragmente les landes de Wisley et Ockham, habitat rare abritant le lézard des sables, espèce menacée. Selon le rapport britannique sur la nature, 19 % des espèces terrestres ont décliné depuis 1970, et 16,1 % (soit 1 500 espèces) risquent l’extinction. La route isole génétiquement les populations, réduisant leur résilience face au changement climatique.
Reconnecter les écosystèmes : un modèle pour l’avenir de la biodiversité
Ce pont innovant, recouvert de végétation locale comme la bruyère, permet déjà aux renards, chevreuils et vipères de circuler. À long terme, il favorisera la pollinisation et la reconnexion des communautés d’insectes, essentielles à l’équilibre écologique. Avec 80 ponts verts aux Pays-Bas et 1 000 aux États-Unis, le Royaume-Uni, en retard, montre l’exemple. Ce projet, peu coûteux et efficace, pourrait inspirer d’autres infrastructures vertes, renforçant la résilience des habitats face aux crises environnementales.
Source : The Guardian / Photo : National Highways
