Des chercheurs de l’Université de Berne ont conçu un placenta artificiel pour étudier le transport des médicaments et autres substances vers le fœtus. Ce modèle, financé par le Fonds national suisse (FNS), répond à un enjeu majeur : aujourd’hui, l’impact de la plupart des médicaments sur le fœtus reste méconnu. Par précaution, de nombreux traitements sont interdits aux femmes enceintes, même s’ils pourraient être inoffensifs.
Le chiffre clé
Jusqu’à 80 % des médicaments n’ont jamais été testés pour leur effet sur le fœtus, faute de méthodes adaptées et éthiques.
Ce qui est bien
Ce modèle utilise des cellules fraîches prélevées directement après l’accouchement, préservant des propriétés biologiques essentielles. Contrairement aux études animales, dont les résultats sont souvent non transposables à l’humain, ce placenta de laboratoire reproduit fidèlement la barrière placentaire humaine. Il offre ainsi une alternative éthique aux expériences sur animaux, tout en permettant d’étudier le transport de substances comme le fer ou le cholestérol. Bien que la méthode soit encore trop complexe pour une utilisation à grande échelle, son potentiel pour réduire, voire remplacer, les tests sur animaux est prometteur.
Source : Bluewin
