Réduction du cadmium dans les engrais : l’Assemblée accélère la transition

La France accélère la réduction du cadmium dans les engrais phosphatés

L’Assemblée nationale a adopté une proposition de loi visant à réduire rapidement la présence de cadmium dans les engrais phosphatés. Cette décision marque une étape importante pour la protection de la santé publique, la qualité des sols agricoles et la sécurité alimentaire.

Réduction du cadmium : les mesures adoptées par l’Assemblée nationale

L’Assemblée nationale a adopté en première lecture une proposition de loi visant à diminuer fortement la présence de cadmium dans les engrais phosphatés, avec 144 voix pour et 22 contre. Le texte prévoit de ramener les seuils autorisés de 90 mg/kg actuellement à 40 mg/kg dès 2027, puis à 20 mg/kg en 2030. Selon l’Anses, près de 50 % des Français présentaient en 2025 une exposition supérieure aux valeurs sanitaires de référence. Le cadmium, reconnu comme toxique et cancérogène lors d’expositions prolongées, s’accumule dans les sols puis dans la chaîne alimentaire.

Santé publique et agriculture durable : une vision positive pour l’avenir

Cette adoption témoigne d’une volonté croissante d’améliorer durablement la qualité de l’environnement et de renforcer la prévention sanitaire. En alignant progressivement les pratiques agricoles sur des standards plus exigeants, la France pourrait réduire l’exposition de millions de citoyens à ce métal lourd. Le développement de technologies de décadmiation et l’utilisation d’engrais plus propres ouvrent également de nouvelles perspectives pour une agriculture plus durable, compétitive et respectueuse des ressources naturelles. Cette trajectoire favorise la protection des générations futures tout en stimulant l’innovation au sein des filières agricoles.

Source : Le Monde / Photo : James Baltz on Unsplash

Vous aimez ? Partagez !