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13 Mai 2026, mer

Les riziculteurs thaïlandais augmentent les rendements de 20% tout en réduisant la pollution grâce aux bactéries

En Thaïlande, la pratique des brûlis, utilisée pour préparer les rizières entre deux semis, contribue chaque année à un brouillard toxique qui dégrade la qualité de l’air. Siriporn et Amnat Taidee, riziculteurs à Chiang Rai, ont adopté une alternative : le produit « Soil Digest », à base de cinq souches de bactéries Bacillus. Cette solution décompose les résidus de récolte en quelques jours, améliorant la santé du sol et réduisant le besoin en engrais.

Le chiffre clé

Environ 2 000 agriculteurs sur les 100 000 de la province de Chiang Rai ont déjà adopté les solutions microbiennes. Les premiers essais montrent une augmentation des rendements pouvant atteindre 20 %, ainsi qu’une réduction des émissions de méthane d’au moins 20 %.

Ce qui est bien

L’utilisation de micro-organismes offre plusieurs avantages : un sol plus meuble, des coûts réduits en engrais, et une diminution de la pollution. Pour les Taidee, cette transition a transformé leur exploitation. « Le riz pousse très bien et le sol est sain », souligne Siriporn. De plus, cette méthode est abordable et facile à intégrer aux pratiques existantes, selon Wichien Yongmanitchai, l’inventeur du « Soil Digest ».

Ce modèle, bien que prometteur, nécessite un accompagnement global : accès facilité aux produits, éducation des agriculteurs et adaptation des politiques publiques pour une transition durable.

Source : L’info durable