Les orques résidentes du Sud, une sous-espèce menacée, ne comptent plus que 76 individus en décembre 2025. Leur survie est compromise par la raréfaction du saumon chinook, la pollution sonore et le trafic maritime. Pour répondre à cette urgence, l’outil OrcaHello utilise l’intelligence artificielle pour analyser en temps réel les sons sous-marins captés par un réseau d’hydrophones. Développé en 2019, ce système alerte les autorités et les acteurs locaux dès qu’une présence d’orques est détectée, permettant d’adapter les activités humaines pour minimiser les perturbations.
Le chiffre clé
150 jours : c’est le nombre de jours où des alertes de détection d’orques ont été émises depuis la création d’OrcaHello. Ces alertes, validées par des experts, permettent d’agir rapidement pour protéger les orques, comme l’arrêt temporaire de travaux bruyants dans les ports.
Ce qui est bien
OrcaHello illustre une collaboration réussie entre technologie, science et engagement citoyen. Grâce à un modèle d’apprentissage automatique entraîné pour éviter les fausses alertes, l’outil offre des données précises sur les déplacements des orques. Ces informations aident à réorganiser le trafic maritime, les activités portuaires et les pêcheries, tout en enrichissant les recherches futures. À terme, cette technologie pourrait s’étendre à d’autres régions ou espèces, ouvrant de nouvelles perspectives pour la conservation marine.
Source : Mongabay

