La réserve de biosphère maya, au Guatemala, est l’une des plus vastes forêts tropicales d’Amérique centrale. Pourtant, sa protection est souvent entravée par la lenteur de la détection des activités illégales, comme la déforestation ou le braconnage. Les gardes forestiers, chargés de surveiller cette zone de 2,2 millions d’hectares, arrivent parfois trop tard, des semaines après les faits. Un projet soutenu par le Bezos Earth Fund propose une solution innovante : des dispositifs bioacoustiques équipés d’intelligence artificielle. Ces appareils détectent en temps réel les sons des tronçonneuses, des coups de feu ou d’autres activités suspectes, et envoient des alertes aux équipes sur le terrain.
Le chiffre clé
Le modèle d’IA utilisé peut analyser entre 50 et 100 sons distincts, ce qui en fait un outil polyvalent pour identifier une large gamme de menaces environnementales. Les alertes, accompagnées d’enregistrements audio, de spectrogrammes et de scores de confiance, permettent aux gardes forestiers d’agir rapidement et avec précision.
Ce qui est bien
Ce système permet une intervention rapide, avant que la déforestation ne s’étende, sauvant ainsi des zones forestières entières. Au-delà du Guatemala, cette approche pourrait être combinée à d’autres technologies, comme les pièges photographiques ou les drones, pour créer une stratégie de conservation plus complète. Le succès de ce projet dans la réserve maya pourrait inspirer d’autres régions du monde confrontées à des défis similaires.
Source : Mongabay

