En Californie du Sud, une population unique d’abeilles hybrides, issue de lignées génétiquement diverses (africaines, européennes, moyen-orientales), a développé une résistance naturelle aux acariens Varroa. Ces parasites, qui se nourrissent des tissus adipeux des abeilles, affaiblissent leur système immunitaire et propagent des virus mortels. Les ruches commerciales aux États-Unis subissent des pertes massives depuis des années, poussant les apiculteurs à utiliser des traitements chimiques dont l’efficacité diminue avec le temps.
Le chiffre clé
Une étude publiée dans Scientific Reports révèle que les colonies dirigées par des reines locales présentent 68 % d’acariens en moins que les ruches commerciales. De plus, elles sont cinq fois moins susceptibles de nécessiter des interventions chimiques. Ces résultats proviennent d’une observation rigoureuse de 236 colonies sur trois ans, menée par Genesis Chong-Echavez et son équipe à l’Université de Californie à Riverside.
Ce qui est bien
Cette découverte représente une bonne nouvelle pour la santé des abeilles et la sécurité alimentaire. Les larves des abeilles hybrides californiennes sont moins attractives pour les acariens, notamment à sept jours, stade critique pour l’invasion. Cela suggère que leur résistance pourrait être génétique, ancrée dès le développement précoce. Les chercheurs espèrent identifier les mécanismes sous-jacents (signaux chimiques, comportementaux ou génétiques) pour inspirer des programmes de sélection et réduire la dépendance aux produits chimiques. Une solution positive et durable pourrait ainsi émerger, directement issue du terrain.
Source : Good News Network

