Une étude publiée dans Marine Environmental Research révèle que la Posidonie (Posidonia oceanica), un écosystème marin clé en Méditerranée, a connu une régénération remarquable au large de Marseille. Ce phénomène s’explique par la mise en place, à partir des années 1980, de réglementations strictes contre la pollution et la destruction des habitats. Les chercheurs ont observé, sur 40 ans, une repousse naturelle spectaculaire dans des zones autrefois dégradées.
Le chiffre clé
Dans l’une des zones étudiées, la couverture en Posidonie est passée de 6 % en 1986 à 81 % en 2025, prouvant l’efficacité de la restauration passive — une approche qui consiste à supprimer les pressions humaines pour laisser la nature se reconstruire.
Ce qui est bien
Cette positive évolution illustre le potentiel de résilience des écosystèmes marins lorsqu’on élimine les facteurs de dégradation. L’étude souligne aussi que cette méthode, moins coûteuse et plus durable, pourrait inspirer la protection d’autres habitats comme les récifs coralliens ou les mangroves. Une preuve que la modération de notre impact sur la nature porte ses fruits.
Source : Science Direct

