La loutre, une espèce emblématique des rivières sauvages, a été repérée dans le Valbonnais (Isère, Auvergne-Rhône-Alpes), au cœur du Parc national des Écrins, en janvier 2026. Disparue de France au cours du 20e siècle en raison de la chasse, de la pollution et de l’artificialisation des berges, elle avait frôlé l’extinction. Protégée depuis 1972 et bénéficiant d’un plan national d’actions depuis 2009, elle recolonise progressivement les cours d’eau français. Dans cette région montagneuse, des agents du Parc national ont mené des prospections régulières pendant près de dix ans avant de trouver des indices concrets de sa présence.
Le chiffre clé
13 kilomètres de berges ont été prospectés par une équipe de 13 personnes sur les rivières de la Bonne, de la Malsanne et de la Roizonne. C’est sur ces tronçons, en partie restaurés écologiquement, que des épreintes (crottes) et des empreintes ont été découvertes, confirmant le retour de l’animal.
Ce qui est bien
Ce retour est le résultat d’efforts collectifs pour préserver les écosystèmes aquatiques. Les travaux de restauration écologique, comme la suppression d’une digue sur la Bonne, ont permis à la rivière de retrouver un tracé naturel, favorisant la biodiversité. De plus, les zones protégées, comme le site Natura 2000 du col d’Ornon, jouent un rôle clé dans la détection et l’accueil d’espèces rares. La présence de la loutre atteste de la bonne santé des rivières et de la disponibilité de ressources alimentaires, comme les poissons ou les écrevisses.
Source : Parc national des Écrins
