Dans l’État de Washington, un programme original associe la conservation d’une espèce de papillon menacée, le damier de Taylor (Euphydryas editha taylori) , à la réinsertion de femmes incarcérées. Au cœur d’une serre située près d’une prison, des détenues élèvent des larves avec la rigueur de scientifiques, sous la supervision d’experts en biodiversité. Ce papillon, dont l’habitat a été réduit de 97 %, ne survit plus à l’état sauvage sans intervention humaine.
Le chiffre clé
Depuis 2011, le programme a permis d’élever et de relâcher 80 000 chenilles dans des prairies restaurées. Un succès qui s’appuie sur une méthode minutieuse : suivi des pontes, contrôle des conditions environnementales, et enregistrement des données pour enrichir la recherche.
Ce qui est bien
Ce projet offre une double opportunité : sauver une espèce en danger et redonner un sens à la vie des participantes. Pour certaines de ces femmes, ce travail devient une source de fierté et de confiance. Le programme inclut aussi un volet éducatif, avec des crédits universitaires en écologie ou zootechnie, réduisant ainsi le risque de récidive de 43 %. Une approche qui inspire déjà 37 États américains et plusieurs pays.
Source : Reasons To Be Cheerful / Photo : Sustainability in Prisons Project
